• Nüwa

    Nüwa

     

     

     

     

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    Nüwa ou la beauté sauvage de Mère Nature…


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  •    Un matin, s’élevant à la cime des arbres, le soleil aperçut trois jeunes filles rivalisant de beauté et de grâce. Leurs peaux nacrées effleuraient l’eau et leurs rires cristallins se joignaient aux chants amoureux des oiseaux. Elles se baignaient, dans l’excitation de leur première fugue. L’astre de jour les épia un instant, contemplant leurs courbes féminines.

     

     

      Cependant, en tant que puissance divine, il se devait de les punir pour leur désobéissance. A la première, qu’il jugea trop narcissique, il brûla les yeux. A la seconde, qu’il jugea trop pure, il brûla la peau. Face aux malheurs de ses deux compagnes, Nüwa préféra se noyer que de subir un si terrible sort. Le soleil fut admiratif de son courage et assécha le bassin. Désirant la regarder de plus près, il la convia dans son palais. La jeune fille refusa, craignant un piège. Il proposa alors l’invitation à ses deux amies qui acceptèrent de peur d’un nouveau châtiment. Nüwa fut contrainte de les suivre.

     

     

       Le soleil avait laissé place à la nuit. Fusang reçut les trois jeunes filles en son palais illuminé par sa simple présence. Mais son éclat n’était rien par rapport à la beauté de Nüwa. Il en tomba amoureux et s’en voulut du mal qu’il lui avait fait. Pour gagner les faveurs de son cœur, il la fit installer dans la Chambre d’Or, la vêtit des plus beaux atours qui soient, ainsi que ses compagnes. Alors que ces dernières se pâmèrent à travers le palais, la jeune fille ne partagea pas leur joie. Fusang s’excusa, et rendit la vue à la première et une peau de nacre à la seconde. Il les renvoya sur terre et leur offrit une vie de luxe et de plaisir.

     

     

       Nüwa resta au royaume solaire, heureuse du sort de ses amies. Cependant, toutes les avances du soleil furent vaines. La jeune fille était désespérément farouche, sauvage et… mortelle. Fusang, éternellement jaloux, refusait de la voir au bras d’un homme. Il consenti à rendre à la terre sa muse. Il la nomma Mère Nature, invisible aux hommes sous sa forme véritable et immortelle.

     

     

       Ainsi, chaque matin, lorsque le soleil se levait, il pouvait admirer sa bien-aimée s’éveiller sous la caresse de ses rayons.

    FIN


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